Leur relation, longtemps restée discrète, est désormais exposée au grand jour. Après une demande en mariage très médiatisée à Douala, Indira Baboke et Tam Sir ont franchi une nouvelle étape samedi 26 septembre à Dimako, dans la région de l’Est-Cameroun. Mais derrière les images qui font le tour des réseaux sociaux se dessine une histoire qui remonte à plusieurs années.
Le samedi 26 septembre 2026, Dimako était au cœur de l’actualité people camerounaise. La chanteuse gospel Indira Baboke et le beatmaker ivoirien Tam Sir y ont célébré une cérémonie traditionnelle présentée comme un « toquer-porte », étape du processus matrimonial coutumier. Plusieurs personnalités du monde artistique et sportif, dont Samuel Eto’o, Ténor et Locko, figuraient parmi les proches présents.
L’événement intervient un peu plus de deux semaines après la demande en mariage qui avait enflammé les réseaux sociaux. Le 11 septembre, lors d’une soirée privée organisée à Douala autour d’un concert de Fally Ipupa, Tam Sir s’était agenouillé devant Indira, bague à la main. La chanteuse avait répondu oui. Les images de la scène avaient rapidement circulé sur les réseaux sociaux. Mais cette séquence ne serait que l’aboutissement public d’une proximité construite progressivement.
Une histoire née aussi dans les studios
Le beatmaker ivoirien a notamment participé à la réalisation de projets de la chanteuse camerounaise. Il est crédité sur « Validé 1 », titre gospel sorti en février 2025, notamment pour la prise de son. Indira en signe les paroles et la composition. Cette collaboration musicale constitue l’un des éléments qui permettent de situer leur rapprochement bien avant l’annonce officielle de leur engagement.
Quelques mois plus tard, en juin 2025, Tam Sir était également présent à Yaoundé lors de la soutenance de thèse de médecine d’Indira. Sa présence aux côtés d’autres artistes et personnalités avait alors été relevée par plusieurs médias. Leur relation sentimentale n’était toutefois pas encore exposée publiquement.
Indira, une enfance entre gospel et études
Née à Dimako, dans le département du Haut-Nyong, Indira Baboke s’est fait connaître très jeune dans le gospel camerounais.
Elle commence à chanter à l’âge de six ans, encouragée par sa mère, elle-même chanteuse à l’église. Son premier titre, « Quelle joie », est enregistré alors qu’elle est encore enfant. Elle explique elle-même avoir progressivement pris conscience, à l’adolescence, de la portée que pouvait avoir sa musique.
Son parcours musical s’est ensuite construit avec plusieurs albums, dont « Consécration », « Le Surnaturel » et « Souffle Nouveau ». En 2021, après plusieurs nominations, elle remporte le Canal 2’Or dans la catégorie meilleure artiste ou groupe de musique gospel. Mais parallèlement à la scène, Indira poursuit un parcours universitaire exigeant.
Le 16 juin 2025, elle soutient sa thèse de doctorat en médecine à la Faculté de médecine et des sciences biomédicales de l’Université de Yaoundé I. Son travail porte sur le devenir et la qualité de vie de patients opérés pour des malformations vasculaires intracrâniennes à l’Hôpital général de Yaoundé.
Son parcours académique n’a d’ailleurs pas été linéaire. Lors de la réception organisée après sa soutenance, son père Oswald Baboke avait révélé qu’elle avait échoué une première fois au concours d’entrée en médecine avant de le reprendre avec succès. Cette trajectoire entre musique et médecine a largement contribué à installer Indira dans le paysage public camerounais.
Tam Sir, l’homme derrière « Coup du Marteau »
Face à elle, Tam Sir arrive avec une trajectoire musicale très différente.
Né à Abidjan en 1999, Tam Sir Junior Yihué s’est d’abord construit comme beatmaker et arrangeur. Son parcours est celui d’un autodidacte : dès 2010, il commence à produire des instrumentaux avec des moyens rudimentaires avant de se former progressivement à la production musicale et au logiciel FL Studio. Il abandonne ensuite ses études pour se consacrer entièrement à la musique.
Son identité est également liée à plusieurs cultures. Tam Sir a expliqué être né d’un père sénégalais et d’une mère camerounaise, tout en ayant grandi en Côte d’Ivoire, pays dont il connaît particulièrement la culture.
Sa notoriété explose véritablement avec « Coup du Marteau », sorti en décembre 2023 avec la Team Paiya et plusieurs autres artistes. Le morceau devient l’un des titres emblématiques de la CAN organisée en Côte d’Ivoire et connaît un succès qui dépasse largement les frontières ivoiriennes.
Le succès du titre s’accompagne toutefois d’un épisode judiciaire. En décembre 2025, la justice ivoirienne a interdit sa diffusion à la suite d’un conflit opposant Tam Sir à plusieurs coauteurs autour de la répartition des droits générés par la chanson. Les plaignants contestaient notamment la répartition des revenus ; ces accusations ont été rapportées comme celles des coauteurs et ne doivent pas être confondues avec une conclusion indépendante sur leur bien-fondé.
De « Validé » à Dimako
C’est donc à la croisée de ces deux univers que l’histoire entre Indira et Tam Sir semble s’être construite : le gospel camerounais d’un côté, la production et la musique urbaine ivoirienne de l’autre.
Leur collaboration autour de « Validé », la présence de Tam Sir à la soutenance de médecine d’Indira en 2025, puis la demande en mariage à Douala en septembre 2026 dessinent une chronologie plus longue que ne le laissent penser les seules images devenues virales.
À Dimako, le 26 septembre, cette histoire a pris une dimension familiale et traditionnelle. Selon les éléments rapportés après la cérémonie, le couple a demandé à ses invités de ne pas prendre de photos ni de vidéos. Des images ont néanmoins fuité et ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux. Indira a ensuite rappelé publiquement cette consigne, demandant aux invités de respecter leur volonté de préserver une partie de leur intimité.
La cérémonie coutumière ne constitue pas encore, selon les informations disponibles, l’étape finale du mariage. Les cérémonies civile et religieuse sont annoncées pour les prochaines semaines.
Entre Dimako, berceau d’Indira, et la Côte d’Ivoire où Tam Sir a construit sa carrière, leur histoire réunit désormais deux trajectoires artistiques, deux univers musicaux et deux pays. Après avoir longtemps existé en arrière-plan, leur relation vient de franchir le seuil de la vie publique.































